Le Jeu des damnés (Devour) est un film américain réalisé par David Winkler, sorti en 2005.
Lors de son 21ième anniversaire, Jake se fait initier au jeu sur ordinateur appelé "The Pathway". Une fois que le participant est inscrit, il peut recevoir des appels n'importe quand, lui donnant une mission à accomplir. Depuis qu'il y est inscrit, Jake souffre d'hallucinations et de cauchemars prémonitoires. Ses amis se mettent à mourir de façons sordides et les policiers commencent à le soupçonner. Jake demande l'aide d'une nouvelle amie tireuse de cartes. Tous les indices mènent à croire que la famille de Jake lui cache quelque chose.
Devour débute sur des bases solides. Outre la présence de jeunes acteurs de talent (Swain, Sossamon et Ackles), l'histoire est intrigante. Le jeu vidéo en ligne "The Pathway" est une bonne idée, mais le scénario ne développe rien. Une fois inscrit, Jake reçoit quelques appels, puis, plus rien. Ce n'est qu'à la fin qu'on apprend le but du jeu. Cette révélation est tellement stupide qu'ils auraient dû ne rien dire. Donc, après s'être aventuré dans le monde virtuel, le scénario bifurque et Devour devient un film de possession démoniaque. Le film ne devient pas meilleur, juste différent. Ses amis, étant possédés, se suicident de façons atroces. Cela ne dure pas bien longtemps, puisque le scénario change encore de cap. Les deux scénaristes sortent un lapin de leur chapeau et nous balancent une finale "fils de Satan" complètement venue de nulle part. En regardant Devour, j'ai eu une bonne dizaine de fois une impression de déjà vu. En fait, c'est comme si les scénaristes avaient mis The Dead Zone, Brainscan, Final Destination, Fear Dot Com, Videodrome, The Lawnmower Man et The Omen dans un malaxeur. Résultat: un mauvais film nommé Devour.
Outre le scénario, la réalisation m'a beaucoup agacé. David Winkler utilise plusieurs coupures rapides pour faire du tape-à-l'oeil. Je me répète souvent, mais je vais le dire encore, Devour ressemble à un long vidéo clip de MTV. De plus, Winkler insulte l'intelligence du spectateur en montrant plusieurs petits flashbacks des moments passés pour être certain que tout le monde comprenne. Par exemple: dans une scène on voit un gars avec un tatou représentant une créature. Cinq minutes plus tard, on voit la même créature dans un livre. Le réalisateur fait alors un flashback pour nous faire comprendre que c'est la même créature. C'est ainsi tout le long du film. À moins d'être très stupide, le film n'est pas très difficile à comprendre.
Le seul attrait du film est les acteurs. Du lot, Dominique Swain et Teach Grant se démarquent, mais leurs personnages disparaissent rapidement. Jensen Ackles et Shannyn Sossamon sont corrects, sans plus.
Si vous êtes facilement influençables et que vous ne pouvez résister à la présence de beaux acteurs/actrices dans un film, Devour est pour vous. Autrement, le film mérite sa place dans le fond de votre poubelle.